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Découvrez une collection d'ouvrages pour tous les âges, niveaux de français et centres d'intérêts !
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Ce roman se déploie en quatre époques et fait vivre deux âmes qui se cherchent. D'abord dans la Chine féodale du XVe siècle, puis à la fin du temps des seigneurs, sous la Révolution culturelle. Enfin, l'épilogue montre la modernité de la Chine, éternelle et jamais changée. Une traversée de l'histoire en forme de fable poétique. Prix Cazes 2000.
« L'amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d'avoir vécu,
durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L'amour n'est qu'un point lumineux, et néanmoins il semble
s'emparer du temps. Il y a peu de jours qu'il n'existait pas, bientôt il n'existera plus ; mais, tant qu'il existe, il répand sa clarté
sur l'époque qui l'a précédé, comme sur celle qui doit le suivre. ».
Bien sûr, Gisèle vole et ment ; bien sûr, elle méprise tout un chacun et passe sa vie en colère en caprice. Pourtant pour ses faibles parents que la tendresse aveugle, cette odieuse chipie n'est qu'un "amour d'enfant..." N'en déplaise à ses proches qui doivent endurer les pires méchancetés de la petite merveille. Heuresement, la vie se chargera de faire comprendre à Gisèle que pour être aimée, il faut d'abord aimer...
La grande roue... Le frisson... La tendresse pour une peluche gagnée au stand de tir. Et déjà l'heure de rentrer... Alvaro tenait Yanissa contre lui. Ils avancèrent vers eux, menaçants. Et tout alla très vite. Sauf l'arrivée des flics... Le lendemain, le meurtre était à la Une. Et le Poulpe sur le pied de guerre dans les rues de Charençon-le-Plomb. Avec une question en tête : pourquoi Yanissa a-t-elle disparu ? Un guide précieux l'accompagne : Joël, SDF de Charençon. Un doux dingue qui se fait appeler Don Quichotte et part au combat au cri d'" Arago ! Arago ! " Magouilles politiques, réseaux d'influence... A Charençon-le-Plomb, la vérité n'est pas facile à voir en peinture...
Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l'incertaine histoire de leur naissance : qui donc fut leur père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d'origine de leur mère ? En remettant à chacun une enveloppe, destinées l'une à ce père qu'ils croyaient mort et l'autre à leur frère dont ils ignoraient l'existence, il fait bouger les continents de leur douleur : dans le livre des heures de cette famille, des drames insoupçonnés les attendent, qui portent les couleurs de l'irréparable. Mais le prix à payer pour que s'apaise l'âme tourmentée de Nawal risque de dévorer les destins de Jeanne et de Simon.
A l'encontre de ceux qui voient la modernité du roman dans une subjectivisation extrême, Broch (de même que l'autre grand Viennois Musil) conçoit le roman comme la forme suprême de la connaissance du monde et le charge d'ambitions intellectuelles comme aucun romancier n'a osé le faire avant lui. Broch est un des plus grands démystificateurs des illusions lyriques qui ont obsédé notre siècle. Dans Les somnambules, son œuvre la plus importante, l'Histoire des Temps Modernes lui apparaît comme un processus de dégradation des valeurs. Les trois volumes de la trilogie représentent trois degrés de l'escalier du déclin : le premier, le romantisme ; le deuxième, l'anarchie ; le troisième, le réalisme (die Sachlichkeit). Broch a révélé ce grand paradoxe : plus le monde moderne se targue de la Raison, plus il est manipulé par l'Irrationnel. Le théâtre macabre qui se joue de nos jours sur notre planète, il l'a préfiguré dans ses personnages. A travers leurs aventures (l'action se déroule entre 1888 et 1918), il a réussi à dévoiler les «coulisses de l'irrationnel» à partir desquelles sont régies les guerres, les révolutions, les apocalypses. Milan Kundera.
Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que «ça ne pardonne pas» et parce qu'il n'est «pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur». Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son «trou juif», elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré «des peuples à disposer d'eux-mêmes» qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.
Eugénie Grandet . Saumur, novembre 1819. La fille unique d'un tonnelier, devenu riche propriétaire terrien, fête ses vingt-trois ans lorsque son cousin Charles arrive inopinément de Paris. Le malheur qui terrasse le brillant jeune dandy le rapproche de la petite provinciale. Pour assurer financièrement l'avenir de Charles, Eugénie, n'écoutant que son amour pour lui, brave la fureur de Grandet. Dans la triste demeure de ce père avare et despotique, elle attend fidèlement le retour de Charles, parti faire fortune aux Indes. Sept ans s'écoulent avant qu'elle n'en reçoive enfin des nouvelles. Dans cette « scène de la vie de province », la destinée de l'héroïne se joue sur un fond d'intrigues où l'argent est omniprésent ; la rivalité sournoise des familles Cruchot et des Grassins pour obtenir la main (et la fortune) d'Eugénie fera longtemps jaser la société saumuroise.
Quand Maud Tabachnik, plume efficace et esprit acéré, une des meilleures du roman noir actuel, s'attaque à dépeindre la famille, les images lénifiantes et les poncifs consensuels en prennent un coup : ici, pas de quartiers sur les haines cachées, l'hypocrisie refoulée et les fantasmes dynastiques. De la province française à l'Amérique du Sud, en passant par les Etats-Unis et l'Afrique, entre haines, jalousies et conflits sordides, la grande dame du polar français dresse un tableau très noir des relations domestiques...Un recueil de nouvelles toutes plus efficaces les unes que les autres.Maud Tabachnik, kinésithérapeute passée à l'écriture en 1991, est l'auteur d'une trentaine de best-sellers publiés notamment chez Viviane Hamy ou Albin Michel. « Le Monde » l’a classée parmi les meilleurs auteurs de thrillers français et l'une des pionnières du noir au féminin.
Fanny, journaliste au Matin, est revenue de bien des choses. Mais quand son vieux pote, parti élever des chèvres dans le Sud-Est, débarque à Paris pour lui raconter l'assassinat sauvage d'un obscur instit de village, et lui demander de l'aide, elle y va... Un lien avec le meurtre d'un inspecteur des impôts, l'implication du groupement - musclé et facho - des commerçants indépendants de France, une mairie rongée par la " peste brune ", des réseaux d'influence, une enquête bâclée. Il n'en faut pas davantage pour réveiller en l'ex-privée parisienne la digne fille de Zorro. Car le Sud-Est a bien changé. Mouvement national au pouvoir, le chant des cigales couvre à peine celui de la haine, l'odeur des pins celle du sang. Racisme, passe-droits, injustice, violence, magouilles, le tableau, sinistre et bien léché, d'une France d'extrême-droite, peut-il vraiment voler en éclat ?
Dans le sud Finistère, à proximité de Pont-Croix, un habitant du cru, Michel Gourlaouen, est retrouvé assassiné au volant de sa voiturette électrique, par un tir d'arme lourde non identifiée. Il rentrait chez lui après une soirée bien arrosée au troquet du coin. La gendarmerie locale mène l'enquête. À la lecture du récit de ce meurtre dans Ouest France, Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, quitte Paris pour la Bretagne afin d'y mener ses propres investigations. Arrivé à Pont-Croix, il s'installe dans l'unique hôtel et le lendemain, il commence à interroger plusieurs habitants. Un peu plus tard, dans une crêperie d'Audierne, un certain Yvon, pris de boisson, vitupère à propos de Michel Gourlaouen : "N'avait qu'à pas fricoter du zob là où ça le regardait pas !" Le matin suivant, Yvon, victime d'un accident de voiture est transporté à l'hôpital. Le Poulpe réussit à s'introduire dans sa chambre pour en savoir plus. et il n'est pas au bout de ses surprises !Après avoir risqué sa peau à plusieurs reprises, le Poulpe démêlera le fil d'une intrigue historique située au c?ur du XXe siècle et qui réserve une étonnante découverte. C'est avec plaisir qu'on retrouve l'humour de Gérard Lefort et ce ton persifleur qui a fait sa réputation sur les ondes de France Inter. -Claude Mesplède
Dans une longue lettre qu'il écrit à son fils, le narrateur évoque l'incroyable année que fut pour lui 1988 : la veille de la demi-finale de
l'Euro 88, que l'Irlande allait perdre, il apprenait que son amie était enceinte. Émigré de fraîche date en Allemagne, il savait qu'il ne
rentrerait pas au pays, qu'il ne suivrait plus tous les matches de l'équipe irlandaise avec ses copains de toujours, et qu'il basculait
définitivement dans l'âge adulte. A son fils de onze ans, mi-allemand, mi-irlandais, il raconte son enfance irlandaise, il dit la nostalgie
de son pays, et la difficulté de vivre loin de ses racines. Également dans cet ouvrage : Le journal d'un poète, sélection de courts poèmes
sur la vie quotidienne dans une petite bourgade irlandaise.
À Argelouse, petit village entouré de landes et de pins, les mariages sont arrangés pour allier les familles et réunir les terrains. Thérèse Larroque devient ainsi Mme Desqueyroux, femme singulière d'un homme ordinaire, enfermée dans sa solitude, piégée par le poids du clan et des intérêts, les convenances et les rumeurs. Ce roman envoûtant de Mauriac est celui d'une femme prisonnière, un être «coupé de tout, de tous les côtés», une héroïne sombre qui tentera ainsi, quoi qu'il en coûte, sans plus de scrupules, de se libérer du joug de son mariage et du destin qu'on lui impose.
- Naturellement, vous savez ce que c'est, Rieux ?. - J'attends le résultat des analyses. - Moi, je le sais. Et je n'ai pas besoin d'analyses. J'ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j'ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d'années. Seulement, on n'a pas osé leur donner un nom, sur le moment... Et puis, comme disait un confrère : «C'est impossible, tout le monde sait qu'elle a disparu de l'Occident.» Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c'est.... - Oui, Castel, dit-il, c'est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste. Le plus célèbre roman d'Albert Camus (1913-1960), Prix Nobel en 1957.
Chateaubriand a toujours estimé qu'il appartenait à une «génération perdue» : celle qui a vu le rationalisme optimiste des Lumière de
compromettre dans la faillite sanglante de la Terreur. Adam a voulu goûter du fruit défendu : au lieu de devenir semblable à Dieu, il
s'aperçoit qu'il est nu. oedipe croyait régner dans la clarté paisible des énigmes résolues : il ne découvre plus, au coeur de sa destinée,
qu'inceste et parricide. Il ne reste plus à Prométhée qu'à nourrir un intense sentiment de culpabilité. Pour incarner ce retour modern eu
tragique, le futur mémorialiste ne se contente pas de relire Pascal ou Milton : il renouvelle la poétique du récit. Par la splendeur des
images, par la beauté de leur lyrisme, par leur étrangeté onirique, ces trois «nouvelles» ne cesseront pas de projeter sur le XIXe siècle
leur éclat de diamant noir.
Un jeune homme de vingt-trois ans a quitté son pays de façon précipitée. Un homme épuisé y retourne, trente-trois ans plus tard. Le jeune
homme est passé de l’étouffante chaleur de Port-au-Prince à l’interminable hiver de Montréal. Du Sud au Nord. De la jeunesse à l’âge mûr.
Entre ces deux pôles se trouve coincé le temps pourri de l’exil.
Par petites touches, Dany Laferrière redécouvre son pays, et nous permet de le découvrir, dans une explosion de couleurs, d’odeurs et de
saveurs tropicales.
[…] Superbe ! Robert
Solé, Le Monde
Une œuvre achevée, longuement mûrie, que l’auteur et l’ homme ont tous deux portée pour la mener à sa pleine maturité. Valérie
Lessard, Le Droit
Un ouvrage original et complet pour découvrir et étudier la diversité et la richesse de la francophonie.
Un ensemble de 55 Etats sont réunis par leurs expériences et leur histoire très diverses; ils ont également le français en partage. Chacun
de ces pays teinte la langue française de sa culture et de sa civilisation. Cet espace francophone est un lieu d'échanges particulièrement
riches.
Cet ouvrage propose donc un voyage dans cette francophonie extrêmement vivante, agrémenté de nombreuses activités; il suit l'esprit de
la Collection Progressive avec, sur les pages de gauche le support de cours, et sur les pages de droite les exercices et activités
d'application.
Clamser à Tataouine Le narrateur est un jeune marginal qui n'a jamais cherché à s'intégrer. Ce qui ne l'empêche pas de trouver plus commode de rejeter l'entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien lui faire salement payer l'addition de sa défaite. Son plan ? S'immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce monstre moderne diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, Raphaël Quenard entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d'un humour noir très grinçant.
Ses nouveautés : - Davantage de modèles de lettres et d'écrits divers - Règles d'adaptation des emprunts linguistiques - Procédés de rédaction épicène et de féminisation - Présentation des rectifications de l'orthographe - Modèles de curriculum vitae et de contrat - Répertoire alphabétique de difficultés liées à l'emploi de la majuscule - Protocole téléphonique complet - Table des matières et index encore plus détaillés.
"Malheur au pays où l'avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats!" Ce cri aux résonances si modernes c'est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d'Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règne... Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois... La société féodale offre un tableau d'une violence révoltante aux âmes éprises d'humanité. More rêve alors un autre monde... Une république exemplaire où la propriété individuelle et l'argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c'est l'Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous sont capables d'y croire...
Tout s'est éteint, flambeaux et musique de fête. Rien que la nuit et nous ! Félicité parfaite ! Dis, ne le crois-tu pas ? Sur nous, tout en dormant, La nature à demi veille amoureusement. La lune est seule aux cieux, qui comme nous repose, Et respire avec nous l'air embaumé de rose ! Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. La lune tout à l'heure à l'horizon montait, Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble Et ta voix, toutes deux m'allaient au cœur ensemble ; Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant ! Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment. (Acte V, scène 3).
Phèdre Au tragique psychologique - celui de l'amour - vient se superposer un tragique en quelque sorte moral - celui de la dignité perdue - qui n'apparaît que dans Phèdre. Ici seulement, le personnage se livre à sa passion en la haïssant, continue à combattre contre soi, tout en s'abandonnant à lui-même, pour être vaincu enfin sur les deux plans où se développe cette tragédie singulière : le plan moral et le plan psychologique. Phèdre est un témoin de la liberté. Racine remplit ici la vocation éternelle de la tragédie, qui est d'orchestrer une méditation sur la situation de l'homme.
Rousseau Les Rêveries du promeneur solitaire . « Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. » Après le temps des Confessions vient celui des Rêveries, où Jean-Jacques retrouve la plénitude de soi et engage par l'écriture une réflexion sur l'introspection et les limites de la reconstitution du passé.. Dossier . Ébauches des Rêveries Rêverie et quête du bonheur Paysage et état d'âme Le temps de la rêverie Le solitaire et la société Le Paris du promeneur solitaire
Une femme de quarante ans raconte sa vie avec ses trois enfants, dans l'appartement parisien qu'elle a ouvert à tous leurs amis. La clé reste en permanence sur la porte ; chacun entre, sort, campe à sa guise : une expérience communautaire à base de totale liberté. Monde fermé et strict d'autrefois contre monde libre et ouvert d'aujourd'hui ; obéissance aux valeurs contre flottement anarchique ; course à la réussite contre refus de la réussite ; solitude laborieuse contre fraternité chaleureuse : tels sont les thèmes sur lesquels Marie Cardinal nous invite à nous interroger dans ce livre personnel et passionné, riche d'humour et d'émotion. La Clé sur la porte est le roman grave et pittoresque de la jeunesse, écrit par une aînée qui sait être une complice.
Sous l'invocation d'Orwell, un roman d'anticipation très noir : Big Sister, c'est une machine omnisciente, l'organe de contrôle d'une
société où les pics de pollution et l'orthodoxie libérale sont devenus la règle. Servi par des officiers impeccablement dociles, le
super-ordinateur peu à peu s'autonomise, et prend seul les grandes décisions stratégiques. Céline Loup, gauchiste encore militante qu'" on "
a déjà essayé de supprimer, et le lieutenant François Kieffer, rongé par le doute et amoureux de la belle, tentent pourtant d'échapper à
tout contrôle... Pour combien de temps ? Jérôme Leroy propose ici une haletante et apocalyptique mise en scène des derniers (?) soubresauts
de personnages en quête de libre arbitre.
Une partie de campagne . « La jeune fille pleurait toujours, pénétrée de sensations très douces, la peau chaude et piquée partout de chatouillements inconnus. La tête de Henri était sur son épaule ; et, brusquement, il la baisa sur les lèvres. » . Est-ce le déjeuner sur l'herbe, le soleil si généreux, le chant du rossignol ou le corps musclé du jeune canotier qui fait ainsi chavirer le coeur de la sage Henriette ? Nul ne le sait, mais ce n'est certainement pas sa mère, la grosse Madame Dufour, qui trouvera à y redire... Voici une « partie de campagne » qui s'annonce fort réjouissante !. Une ironie pleine de tendresse imprègne les nouvelles de ce recueil : Une partie de campagne, Sur l'eau, Histoire d'une fille de ferme, Le vieux, L'ivrogne, Coco, Au printemps, La femme de Paul, Le gueux, Histoire vraie, La roche aux Guillemots.
Dans la France des années 30, des membres de la haute société, réunis pour une grande partie de chasse en Salogne, se jouent une comédie des sentiments qui se résout tragiquement. Conçu pour être l'événement cinématographique de l'année 1939, La règle di jeu se heurta à l'incompréhension du public qui n'en vit à l'époque qu'une version tronquée. Redécouvert vingt ans plus tard grâce à sa restauration intégrale, ce film est depuis samué comme le chef d'oeuvre de Jean Renoir, une date dans l'histoire du cinéma et même pour reprendre le mot de François Truffaut comme "le film des films". On trouvera ici non le "scénario" mais un "découpage plan à plan" établi à partir d'une copie de film. Cette retranscription s'efforce de restituer, le plus fidèlement possible, les dialogues et tous les éléments visuels ou sonores, tons et expressions, cadrages et mouvements d'appareil, décors et costumes, bruirs et musiques etc. utiles à la compréhension de l'oeuvre. C'est l'outil de référence irremplaçable pour la connaissance de la Règle du jeu.
Vers la beauté Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter
pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. Personne ne comprend cette surprenante reconversion de la part d'un spécialiste de
Modigliani. Qu'a-t-il vécu pour fuir ainsi ? Mathilde, la DRH du musée, est décidée à percer son secret.« Un récit qui ne nous
lâche plus, nous sidère, nous bouleverse. »
Bernard Lehut, RTL« Comme dans Charlotte, quelque chose de lumineux, de vital se dégage de ce récit. Un roman puissant
qui vous dévore. »
Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire
«Tout m'avale... Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop
craintifs, par le visage trop beau de ma mère...»Les enfants en mènent large. Ils peuvent dire pis qu'aimer, pis que pendre. Ils ont tous
les droits Entre vingt et vingt-trois ans (l'âge de ce roman), on a toutes les lois, toutes en même temps. Si on est doué, on les apprend. Si on est pas content, on se déprend, en se souvenant, en imaginant. Réjean Ducharme
Lectures clé en français facile . Les diaboliques . « La vengeance d'une femme », « Le bonheur est dans le crime », « Le rideau cramoisi » : retrouvez trois des six nouvelles qui composent Les Diaboliques. Barbey d'Aurevilly sonde l'âme humaine et fait une critique de la société bourgeoise du XIXe siècle. Passion, crime, vengeance, personnages féminins mystérieux et troublants : laissez-vous surprendre !
Dans un jardin vide, je m'abandonne au vertige comme à une rumeur en creux dans l'oreille, une langue dépeuplée de ses spectres familiers. Le monde vacille et je me tais, tout aveu serait utile. Il existe peut-être une réalité contre le destin, des hasards retournés en plénitude, le présent qui faufile ses matières usées dans l'été grouillant. Alors la douleur s'entend, la joie s'entend.
Richard Paul Evans, publicitaire à Salt Lake City, aux Etats-Unis. Pour divertir ses deux filles, il décida d'écrire ce conte, qui lui était apparu en songe, sans se douter que son histoire allait faire rêver toute l'Amérique avant de parcourir le monde. " Ne vous êtes-vous jamais demandé quel avait été le premier cadeau de Noël ?... " Non, Rick n'y avait jamais réfléchi. Débordé par son travail et par les soucis d'argent, il n'avait guère eu le temps, jusqu'ici, de penser à ces choses... Pas plus qu'il n'avait eu de temps à consacrer à son épouse, Kéri, et à sa fille de quatre ans, Jenna. Peu à peu, pourtant, la devinette de Mary se mit à l'intriguer... Mary ? Une vieille dame adorable chez qui la famille fauchée avait trouvé à se loger contre de menus services. Mais une nuit... Dans le grenier poussiéreux, une douce musique s'éleva d'un coffret de Noël. Un vieux coffret en noyer, rempli de lettres jaunies... Et cette musique et ces lettres soufflèrent la réponse...
Publié en 1946 au Brésil, Le Lustre est le deuxième livre de Clarice Lispector. Elle a vingt ans quand elle écrit ce roman qui nous apparaît aujourd'hui comme le livre matrice de toute son oeuvre : sa voix, sa sensibilité au monde et aux êtres, son acuité à capter les scènes de la vie quotidienne, son humour tendre et féroce s'y expriment déjà avec la maîtrise de toute son oeuvre ultérieure. Roman d'apprentissage pour le fond, Le Lustre est à certains égards un tableau d'époque à la fois réaliste et symbolique où la romancière trouve d'emblée l'écriture - son écriture - qui exprime l'angoisse d'être, la difficulté d'aimer, l'aspiration à trouver un équilibre et à se libérer dans un temps et un espace subjectifs - l'instant de la mort violente qui est celui de la révélation douloureusement et vainement cherchée dans la vie.. J.T.
La Nouvelle Héloïse . Un jeune précepteur, Saint-Preux, tombe amoureux de son élève, mais leur passion est rapidement contrariée par le père de Julie, qui impose à sa fille d'épouser M. de Wolmar. D'abord désespéré au point de songer au suicide, Saint-Preux voyage, puis revient bien plus tard à Clarens, sur les bords du Léman, auprès de M. et Mme de Wolmar et de leurs enfants dont il devient le précepteur. Comme celui de Julie, son amour passé semble dominé - mais il va resurgir. Dès sa publication en 1761, La Nouvelle Héloïse rencontre un immense succès - et c'est une oeuvre inaugurale. Si bien des sujets abordés par les personnages donnent à ce roman épistolaire une tonalité philosophique, c'est également le récit d'un certain bonheur familial, d'une vie harmonieuse et tranquille dont Julie est le centre. Mais c'est surtout un grand roman d'amour où des êtres de papier vibrent comme s'ils étaient de chair, et où la passion sensuelle de Julie et de Saint-Preux s'avère dévastatrice : leur histoire est aussi celle de la fragilité des âmes fortes.
Le crabe, c'est la maladie. Sa vie, c'est la montée inexorable du dérèglement. Sa mort, c'est " trithérapie, chimiothérapie puis radiothérapie ". Ce livre est un voyage : voyage à l'intérieur d'un corps souffrant, mutant, raconté comme la découverte d'un territoire hostile et inconnu. Dans ce journal, les épisodes les plus infimes du quotidien hospitalier deviennent des aventures haletantes. Vie et mort d'un crabe est une véritable arme pour lutter contre le désespoir : le narrateur a gagné contre la bête qui tentait de l'anéantir, et le récit qui en advient est lyrique et lumineux.
Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la sœur d'un de ses camarades nous conduit, à travers les années d'enfance et d'adolescence, vers un dénouement désespéré.
Les lettres chinoises. Alors ne va pas, mon cher ami, chercher des causes qui n'existent pas si je choisis de rester à Shanghai. Je préfère ne pas partir, parce que je n'ai pas autant de courage que toi. Je ne me suis jamais vraiment habituée à cette ville où j'ai vécu tant d'années. Comment pourrais-je aller faire face à un monde presque inconnu ? J'ai tenté de venir te rejoindre parce que je t'aime. Je t'aime d'une façon démodée même dans notre pays, en relisant tous les jours les poèmes que tu m'as écrits
Publié en 1884, "La Joie de vivre" constitue le douxième volume du cycle des "Rougon-Macquart". Pauline, riche héritière mais orpheline de dix ans, est recueillie par des cousins vivant dans un port désolé de la côte normande. Par bonté et parce qu'elle a besoin de se sentir aimée, elle se laisse peu à peu dépouiller de sa fortune par sa famille d'accueil. Bientôt amoureuse de son cousin Lazare, celui-ci la délaisse pour une autre jeune femme, Louise, qu'il épouse avant de dilapider l'argent de Pauline dans des projets chimériques. Elle tombe malade mais oppose une grande vaillance et reste confiante en la vie malgré les épreuves, les échecs et les méchancetés qu'elle subit, allant même jusqu'à élever le fils de Lazare et de Louise avec ce qui reste de sa fortune. Oeuvre lucide d'une exceptionnelle humanité, "La Joie de vivre" est le roman de l'effritement continu de toutes choses, des ratages, des vicissitudes, des angoisses et des douleurs auxquels nous sommes tous confrontés dans notre condition de mortel.
Septième roman du cycle des Rougon-Macquart, L'Assommoir est placé sous le signe du paradoxe : scandale à sa parution, il remporte un véritable triomphe qui consacre Zola. Dans cette œuvre naturaliste qui offre «la peinture d'un ménage ouvrier», le réel décrit est continuellement transfiguré par la construction de mythes narratifs ; restitué, l'argot du peuple ouvrier n'est plus un exotisme littéraire mais, pour la première fois, une langue narrative qui bouleverse les conventions et s'impose, selon la formule de Stéphane Mallarmé, comme une «admirable tentative linguistique».
Aïe... ! Rien ne va plus à Paname ! Pénurie de bière dans les troquets... Cheryl qui met les voiles en chantant l'air du large... Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, se sent bien seul. Mais pas au point d'oublier le sort du dénommé Puchol... Déchiqueté, la cervelle écrabouillée devant sa porte au fin fond des Pyrénées, ledit Puchol n'a pas raté sa sortie. Victime d'un ours ? Un sacré spécimen alors ! Les coups foireux, il les flaire comme le trappiste son houblon. Et celui-là pue à plein nez. Mais dans le Couserans, l'air est encore plus vicié que sur le périph' à six heures du soir. Magouilles, pétitions bidon, trésors cachés, tas de ferraille et morts suspectes... Ah, elle est belle la montagne, tiens !
Sido suivi de . Les Vrilles de la vigne. Dans Sido, Colette évoque le souvenir de sa mère tant aimée.. Elle nous parle aussi de son père, « le capitaine », second mari de Sido, de sa soeur aînée, « l'étrangère », et de ses deux frères, « les sauvages », de l'amour qui unissait ses parents et de son enfance heureuse.. Des confidences, des anecdotes, des dialogues sur tous les thèmes chers à Colette - l'amour, l'indépendance, la solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature - composent Les Vrilles de la vigne.. Grâce à ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d'une extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.
En six mois, cinq femmes seules ont été assassinées à Montmartre. Un défi pour Maigret: une conversation avec un psychiatre lui fait découvrir qu'il lui faut d'abord comprendre le mécanisme mental de l'assassin. En annonçant l'arrestation d'un faux coupable, il espère pousser le vrai à se manifester de nouveau. Le dispositif policier exceptionnel mis en place à cette occasion va se révéler efficace. Encore faut-il comprendre les motifs du criminel. Et lorsqu'un nouveau meurtre intervient après son arrestation, deviner qui cherche ainsi à l'innocenter.... Le grand romancier analyse ici au scalpel une singulière figure de «tueur en série», incorporant magistralement à son univers des éléments venus de la psychanalyse.
Culottées . Livre 1 . Espionne ou reine rebelle, icône trans ou nageuse infatigable, les Culottées se sont battues pour vivre leur vie.. Quinze portraits féministes, drôles et inspirants, à mettre entre toutes les mains.
Suite et fin de ce diptyque qui propose le portrait de quinze femmes d'origines et d'époques diverses, qui ont bravé les normes sociales de leur temps : Sonita Alizadeh, la rappeuse afghane, Nellie Bly, journaliste d'investigation au XIXe siècle, Cheryl Bridges, athlète marathonienne, entre autres.
« Le plaisir est une affaire sérieuse. » . Le fils d'un millionnaire chinois est envoyé en France pour s'occuper de la propriété viticole que son père a achetée. Ce qui ressemble à une punition aux yeux de cet enfant gâté se révèle être un cadeau du ciel le jour où il s'éprend de l'oenologue du château. Pour plaire à cette passionnée, et accessoirement sauver le domaine en péril, le grand gamin frivole et impatient va devoir apprendre que, pour faire correctement certaines choses, il faut prendre son temps. Que ce soit l'amour ou le vin.
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.
L'Union Ouvrière est l'oeuvre maîtresse de Flora Tristan (1803-1844). Elle fut publiée, il y a plus de 140 ans, grâce à une souscription et un porte à porte militant auprès de personnalités aussi bien que de simples travailleurs et travailleuses de son temps. Pour faire entendre cet appel à la constitution de la classe ouvrière, elle accomplit un tour de France où son enthousiasme généreux est mis à rude épreuve et au bout duquel, seule et épuisée, elle meurt. Elle avait 41 ans.. L'Union Ouvrière est le premier manifeste politique cohérent d'une femme qui ne dissocie pas la lutte des femmes de la lutte ouvrière. C'est aux plus démunies, aux plus exploitées d'entre elles qu'elle s'adresse : « Mes soeurs, je vous jure que je vous délivrerai ». C'est aussi, quelques années avant Marx et Engels, l'un des premiers appels à l'union internationale de la classe ouvrière.. L'intérêt toujours renouvelé qui s'attache à cette belle figure du mouvement socialiste imposait qu'on fit toute la lumière possible sur un texte dont la richesse se mesure aux commentaires qu'il a suscités et aux espérances qui l'accompagnent depuis sa paution.