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Des Français ont débarqué le 6 juin 1944 sur les xxx soixante-dix-sept trÚs exactement. Georges Fleury xxx raconte, heure par heure, l'héroïque combat des xxx plus long. Ils ont gagné ce redoutable honneur xxx commun : traversée de la Manche en canots, franchissement des Pyrénées à xxx champs de bataille d'Afrique du Nord, dures écoles des commandos britanniques xxx premiers raids en Europe occupée..."
PoĂšmes 1972-1988
LâextrĂȘme frontiĂšre, publiĂ© initialement en 1988, regroupe des textes de plusieurs Ă©poques, rĂ©partis en sept sections. Les textes
les plus anciens datent de 1972, bien avant la publication de son premier recueil en 1981.
Ce recueil â parmi les plus importants de GĂ©rald Leblanc â, est marquĂ© par un travail poĂ©tique en mouvement, chacune des sections marquant
un approfondissement de la matiĂšre premiĂšre, la langue et ses rythmiques. Le recueil contient les textes des chansons bien connues que
Leblanc a écrites au cours des années 1980 pour le groupe 1755.
En parallĂšle au travail sur la matiĂšre poĂ©tique, LâextrĂȘme frontiĂšre rassemble les bribes de ce qui pourrait constituer une
autobiographie ou un roman de formation. SâĂ©tablit ici un rapprochement avec Moncton mantra, seul roman du poĂšte, qui raconte sa
difficile venue Ă lâĂ©criture dans le bouillonnement culturel du Moncton des annĂ©es 1970 et 1980.
niveau débutant
Ouvrage de Grammaire en français langue étrangÚre (FLE), dans la collection En dialogues, destiné aux grands
adolescents et adultes, niveau débutant (A1/A2).La Grammaire en dialogues propose 32 chapitres portant sur un
point de grammaire précis (verbes du 1er groupe au présent, expression de la quantité...).
Chaque chapitre est constitué de trois pages:
niveau avancé
Ouvrage de Grammaire en français langue étrangÚre (FLE), dans la collection En dialogues, destiné aux grands adolescents et adultes, niveau avancé (B2/C1).
La Grammaire en dialogues propose 35 chapitres portant sur un point de grammaire précis (pronoms relatifs, expression de la conséquence...) ou sur une difficulté particuliÚre (usages idiomatiques de la voix passive, subtilités dans l'emploi du subjonctif...).
Chaque chapitre est constitué de trois pages:
Dans la vieille ville de QuĂ©bec, au milieu du XXe siĂšcle, Mme Rolland accompagne son mari dans les derniers moments de sa vie. Et tandis quâelle guette le souffle ultime de celui avec qui elle a vieilli, âattentive au moindre mouvement de la mortâ, lui reviennent en rafales des souvenirs de sa jeunesse tumultueuse, de ses amours froides et de ses passions violentes. âUn mari, deux maris, et lâamant qui mâa laissĂ©e pour compte un soir de fĂ©vrier. CâĂ©tait Ă Sorel. AprĂšs le malheur de Kamouraska. Au retour de mon amour de Kamouraska. Je nâavais jamais Ă©tĂ© aussi proche du bonheur.â
Dans ce recueil de nouvelles publiĂ© une premiĂšre fois en 1977, Madeleine Ferron prĂ©sente, avec tout lâart du raccourci quâelle maĂźtrise si bien, quinze portraits de femmes quâelle a pu observer dans leur quotidien. Ce quotidien, il est loin dâĂȘtre banal, car il est porteur de valeurs, certes, mais aussi de luttes, de combats. Jeunes ou vieilles, cĂ©libataires ou mariĂ©es, les femmes mises en scĂšne ont en commun une mĂȘme recherche de libertĂ©, un mĂȘme affranchissement de lâhomme qui, jusque-lĂ , a toujours pris toute la place. Par petites touches, en maniant lâhumour et lâironie, Madeleine Ferron sâintĂ©resse au chemin parcouru par ses « dames », aux Ă©tapes quâelles ont dĂ» franchir pour se faire valoir et sâimposer.Â
Une jeune fĂ©e Ă©tourdie transforme par erreur un poussin en un Ă©trange animalâŠ
Tout le monde l'adore - la petite Odile en particulier - mais sa grande taille provoque des accidents en chaßne à la ferme⊠ainsi que la fureur de la maman de la petite fille.
Que va-t-il arriver Ă cet animal hors du commun ?
Trois riches fermiers se liguent contre Maßtre Renard, qui décime leurs poulaillers. Ils attaquent la colline avec deux pelleteuses et creusent jusqu'à former un grand trou en attendant que la famille Renard sorte affamée de son terrier. Or, Maßtre Renard a une idée habile.
Ici, sur le continent africain, au moment historique oĂč se font les "indĂ©pendances ", un homme simple, un peuple et un Etat font
l'apprentissage de leur libération. L'auteur en montre surtout la face nocturne, amÚre et violente. Alioum Fantouré soit la misÚre de
l'homme et que le pouvoir rend fou, et c'est sans indulgence qu'il dévoile les ravages de cette indigence et de cette aveugle puissance.
TrÚs fortement pÚsent sur ce livre comme l'irrationalité du destin et la fermeture d'un cercle infernal, à quoi, toutefois s'oppose une
poignée d'hommes et de femmes, amis de la liberté, militants de l'espoir et de la raison dans un monde absurde que la tyrannie a instauré.
"Un livre riche et pathĂ©tique : trois siĂšcles d'histoire Ă©voquĂ©s, des dizaines de lĂ©gendes, la chronique coloniale, le tragique moderne. Toute l'histoire antillaise est lĂ . Et aussi le folklore. Et aussi la musique. Et aussi le politique, insĂ©parable de l'histoire, et qui contient tout Ă la fois le passĂ© et, en Puissance, l'avenir. Rien d'extĂ©rieur. Rien de reconstruit. Une approche par le dedans et non une saga de tĂȘte. Que tout finalement s y retrouve, c'est miracle. " Ainsi AimĂ© CĂ©saire saluait-il la parution, en 1981, de L'IsolĂ© soleil qui devait marquer le renouveau du roman antillais.
Depuis le re-mariage de son pĂšre, HĂ©lĂšne vit de sa rancune, guettant la moindre faiblesse de Tamara, la nouvelle Ă©pouse. Justement Tamara, qui s'ennuie, semble s'Ă©mouvoir devant les attentions d'un dĂ©corateur parisien venu ressusciter le théùtre de la ville. HĂ©lĂšne imagine de dĂ©tourner sur elle l'attention du nouveau venu. Elle n'y rĂ©ussit que trop bien. Entre eux, c'est le chassĂ©-croisĂ© du plaisir et mĂȘme de la passion. Mais ce garçon plus tout jeune et cette jeune fille trop sĂ»re d'ĂȘtre femme ne veulent rien sacrifier Ă un amour dont ils ont pourtant pressenti la force. HĂ©lĂšne continuera Ă cultiver ses vieilles rancunes, Jean ne voudra pas renoncer au personnage cynique qu'il s'est créé. DĂšs lors, et puisqu'ils ont refusĂ© de l'accepter dans sa totalitĂ©, leur amour est condamnĂ©...
Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d'un pÚlerinage à la Mecque, est
capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance.
Ce voyageur s'appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Sa vie, faite de passions, de
dangers et d'honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la
Reconquista, d'oĂč, avec sa famille, il a dĂ» fuir l'Inquistion, en Ăgypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire Ă l'apogĂ©e de
l'empire de l'Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les
soldats de Charles Quint.
Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, on pouvait difficilement trouver dans l'histoire personnage dont la vie
corresponde davantage à l'époque étonnante que fut le XVIe siÚcle.
Un, deux, trois petits tours et puis s'en va: Lin a un mari, deux filles, des amitiés, des moments de rare bonheur. Inexorablement pourtant,
une passion qui est aussi son mĂ©tier - la danse - s'impose Ă elle. Jusqu'au jour oĂč elle choisit...
La virevolte, c'est cela : une impulsion irrĂ©sistible, un Ă©lan, un jaillissement qui, de l'accouchement Ă l'abandon et Ă l'envoi, restent Ă
jamais un sursaut vers la vie.
La danse, le mystĂ©rieux travail du temps, le vertige et le dĂ©sarroi d'ĂȘtre mĂšre, l'indicible solitude, la beautĂ© et la vulnĂ©rabilitĂ© des
corps, la puissance des cycles, l'énigmatique empreinte du destin familial : dans ce livre qui jamais ne juge, il y a une force de
compréhension bouleversante.
Le voyage des enfants du sable
1944-1945
L'auteur, ancien résistant et chef de cabinet de Charles de Gaulle, nous fait suivre l'itinéraire des combattants pour la liberté, avec des anecdotes et des portraits des principaux acteurs de ces années.
Zhao n'est pas comme les autres enfants de son village. Dans cette contrĂ©e de l'ancienne Chine, il est le petit " Zhao ", celui qui ne grandit plus, celui dont on ignore pourquoi il est venu au monde. Pourtant, quand le malheur s'abat sur l'empire du milieu, lui seul incarne l'espoir. Car Zhao a un don extraordinaire : quand il dessine, tout devient possible. Apprivoiser un tigre, rencontrer l'empereur, chevaucher un dragon et mĂȘme donner vie Ă la lĂ©gende...
Quatre générations d'une famille d'immigrants, les Sterling, ont pris souche dans les plaines de l'Alberta (Canada), entre la fin du XIXe
siĂšcle et le milieu du XXe. L'un d'entre eux, Paddon, a tout connu de leur existence. Mais, quand commence ce roman, Paddon vient de mourir.
Et c'est à ce grand-pÚre adoré, fils de pionniers en terre indienne, que la narratrice, Paula, adresse un ample récit en forme d'adieu.
L'enfance de Paddon, ses dĂ©mĂȘlĂ©s avec son pĂšre, son mariage avec la vertueuse Karen, ses dĂ©convenues de chef de famille, ses dĂ©boires
d'enseignant, son chimérique projet d'écrire un traité philosophique du temps, sa rencontre avec l'Indienne Miranda, amante prodigue qui le
bouleverse en lui révélant enfin l'envers de la civilisation blanche et la vraie beauté du monde - tout ce qu'a vécu cet homme si
magnifiquement, si exemplairement ordinaire est ici évoqué avec un lyrisme sans pareil.
Dans une écriture majestueuse, musicale, dont la houle vient battre avec volupté le cours de .la mémoire, Nancy Huston - cette romanciÚre
d'origine canadienne, qui vit à Paris et écrit depuis prÚs de vingt ans en français - compose là un hymne, un Cantique d'une plénitude
exceptionnelle.
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Nancy Huston, nĂ©e Ă Calgary (Canada), a Ă©tudiĂ© aux Etats-Unis puis en France oĂč elle est Ă©tablie maintenant depuis une vingtaine d'annĂ©es.
Elle a publié prÚs de dix livres (essais ou fictions) parmi lesquels : Les Variations Goldberg. rance (Seuil, 1981), Histoire d'Omaya
(Seuil, 1985) et trois fois septembre (Seuil, 1989).
Il a seize ans, il aime les films américains et les filles. Il se sent puissant et se croit invincible grùce à la mitraillette qu'il a entre
les mains. Johnny Chien Méchant, sans avoir les moyens de réfléchir, se place du cÎté des vainqueurs ; il vole, viole et tue avec une
cruautĂ© dont il n'est mĂȘme plus conscient.
LaokolĂ© a seize ans, elle aussi. Elle aime les mathĂ©matiques qui ordonnent le monde et rĂȘve de devenir ingĂ©nieur. Ce matin, elle installe sa
mÚre aux jambes brisées sur une brouette et entraßne son petit frÚre pour tenter d'échapper aux violences et aux pillages qui vont
accompagner la prise de la ville par des milices armées.
Ces deux-lĂ vont se croiser dans un Congo ravagĂ© par la guerre civile, dans un sauve-qui-peut gĂ©nĂ©ral oĂč bourreaux comme victimes luttent
pour leur survie. Empathique et cruellement réaliste, Emmanuel Dongala rend hommage au fol espoir des innocents et à la ténacité des
faibles.
" La poĂ©sie baigne l'Ćuvre de Mohammed Dib, dont la langue et les thĂšmes ne cessent de tendre Ă une sorte de plĂ©nitude. Des Terrasses d'Orsol on voit trĂšs bien se dĂ©ployer, avec les ressources d'un lyrisme trĂšs sĂ»r, cet horizon captivant Ă force d'incertitude, troublant par sa beautĂ© et qui est le sien depuis toujours. On peut songer au Rivage des Syrtes. Mais le roman de Dib recĂšle plus de folie, et plus d'inquiĂ©tude aussi que la grande fable de Gracq. On y est pris par un charme, par le pouvoir d'Ă©vocations radieuses, par le tragique Ă©clatant d'une disparition: identitĂ©, mĂ©moire. Il serait temps, enfin, de consacrer la permanence d'un talent. "Â
Connie, mathĂ©maticienne, arrive Ă Cambridge, pensant qu'on lui a confiĂ© un poste de professeur. Elle se rend compte que des confrĂšres sont lĂ , Ă qui on a fait la mĂȘme promesse. Les services secrets les ont en fait rĂ©unis pour dĂ©crypter un code mystĂ©rieux et les voilà « assignĂ©s Ă rĂ©sidence ». Parmi eux se trouve un inconnu au comportement Ă©trange... et c'est peu dire pour leur petit milieu. Luke semble en savoir beaucoup plus qu'eux sur ce code et mĂȘme sur la vie, l'univers et le reste. Un roman sur l'amour, l'amitiĂ© et l'Ă©radication de l'espĂšce humaine pour les fans de Dr Who et The Big Bang Theory.
" - Tu sais, Marianne, j'ai fait des Ă©tudes de Lettres, comme maman, mais c Ă©tait pour combattre le mal par le mal. Il faut se familiariser avec le mal pour le vaincre. Il faut ĂȘtre le mal pour... euh... pour... mais... Mais de lĂ Ă Ă©crire des livres ! Gonzague exagĂšre. C'est l'an 2000, merde ! " Petite-bourgeoise, rĂ©ac' et coincĂ©e, Bianca LĂ©vĂȘque est pourtant une adepte de l'association philanthropique du Serment de l'Amour Pur. Pleine de suffisance et de certitudes, elle soupçonne son compagnon, Bernard, assureur de son Ă©tat, d'adultĂšre. Le frĂšre de ce dernier, AzraĂ«l, fleuriste Ă Floriland et croque-mort Ă Funland, tombe amoureux de Muriel, une cartomancienne qui vivote sa vie en mĂȘme temps qu'elle prĂ©dit celle des autres. Une sorte de chaos post-moderne semble prĂ©sider Ă leur existence, ainsi qu'Ă celles d'autres personnages interlopes... Avec ce second roman, Bessora nous entraĂźne dans une sarabande grinçante, oĂč chacun se met en quĂȘte d'une protection illusoire et de certitudes rassurantes.
Câest lâhistoire dâun ours triste, privĂ© de libertĂ© dans un zoo. Les visiteurs lâadmirent, mais le trouvent paresseux car il reste immobile.
Un jour, un petit garçon sâinstalle devant sa cage avec un objet. Un objet merveilleux qui changera la vie de lâoursâŠ
Vertueux dans un monde corrompu, consciencieux sans que l'on reconnaisse ses mĂ©rites, a toujours rĂ©sistĂ© aux tentations. Sa femme sa belle-mĂšre lui reprochent d'ĂȘtre restĂ© pauvre. Au bureau, on ironise sur son train de vie minable. Mais les fonctionnaires comme lui ne sont-ils pas les derniers remparts protĂ©geant l'Etat ? Un jour cependant, Mourad finit par craquer et accepte " une enveloppe ". Puis une deuxiĂšme. Il dĂ©couvre avec ivresse les dĂ©lices de l'argent facile, prend une maĂźtresse et emmĂšne sa fille Ă la mer. AussitĂŽt d'Ă©tranges malheurs s'abattent sur sa tĂȘte. On le soupçonne. On le traque. On l'interroge. Est-il si difficile d'entrer dans la tribu ?
Suite de "L'enfant de sable".
Rappelez-vous ! J'ai été une enfant à l'identité trouble et vacillante. J'ai été une fille masquée par la volonté d'un pÚre qui se sentait
diminué, humilié parce qu'il n'avait pas eu de fils.
Comme vous le savez, j'ai Ă©tĂ© ce fils dont il rĂȘvait. Le reste, certains d'entre vous le connaissent ; les autres en ont entendu des bribes
ici ou là . Ceux qui se sont risqués à raconter la vie de cet enfant de sable et de vent ont eu quelques ennuis : certains ont été frappés
d'amnésie ; d'autres ont failli perdre leur ùme.
Mais comme ma vie n'est pas un conte, j'ai tenu à rétablir les faits et vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison
aux murs hauts au fond d'une ruelle fermée par sept portes.
Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance d'impassibles gardiens qui les nourrissent.
La plus jeune - la narratrice - n'a jamais vécu ailleurs. Les autres, si aucune ne se rappelle les circonstances qui les ont menées là , lui
transmettent le souvenir d'une vie oĂč il y avait des maris, des enfants, des villes. MystĂ©rieusement libĂ©rĂ©es de leur geĂŽle, elles
entreprennent sur une terre déserte une longue errance à la recherche d'autres humains - ou d'une explication. Elles ne découvrent que
d'autres caves analogues, peuplées de cadavres.
Le cĂ©lĂšbre roman de Germaine GuĂšvremont raconte lâarrivĂ©e dâun Ă©tranger, un soir dâautomne, dans une famille du Chenal du Moine, prĂšs de Sorel. Le passage du Survenant transforme complĂštement la vie de cette petite communautĂ© jusque-lĂ fermĂ©e au monde. Lâhabile inconnu conquiert rapidement lâadmiration du pĂšre Didace, qui lâaimerait bien comme fils, dâautant quâAmable, son unique enfant, est malhabile, insignifiant et paresseux. AngĂ©lina, la fille du voisin, qui nâa jamais eu de succĂšs auprĂšs des hommes, sâĂ©panouit au contact de lâĂ©tranger. Celui-ci repart comme il est venu, non sans avoir suscitĂ© de grandes rivalitĂ©s dans son entourage. On parle dĂšs lors de lâavant et de lâaprĂšs Survenant.
Dans le QuĂ©bec des annĂ©es 1960, François Galarneau, un jeune Ă©tudiant Ă lâesprit revĂȘche, abandonne son rĂȘve de devenir ethnographe et quitte le collĂšge. AprĂšs un premier mariage dĂ©cevant et des emplois ingrats, il retourne Ă lâĂle-Perrot oĂč il devient propriĂ©taire dâun stand Ă hot-dogs. Lecteur avide, poĂšte Ă ses heures, il accumule les frustrations. Suivant les conseils de sa compagne et de son frĂšre Jacques, grand complice de son enfance, il se met Ă lâĂ©criture et prend bientĂŽt toute la mesure de sa colĂšre. Trahi par les siens, il dĂ©cide de tout laisser tomber pour Ă©crire et fait Ă©riger un mur autour de sa maison. Ce roman marquant de la littĂ©rature quĂ©bĂ©coise brosse, Ă travers le rĂ©cit dâun destin personnel, le portrait dâun moment important de lâhistoire quĂ©bĂ©coise, celui de la RĂ©volution tranquille.
C'est au Caire que se déroulent les aventures de la famille Batrakani : l'enseignement français des Jésuites, la récitation de Michel devant
le Sultan, la reprise du commerce familial par Edouard, les amours adultÚres de Georges et de Maguy... Impressionné par la figure de
Georges, son grand-pĂšre, Charles raconte avec affection et nostalgie l'Ă©poque oĂč l'on portait le tarbouche.
Reconstituant l'histoire d'une famille chrĂ©tienne dans lâĂgypte du mandat britannique, ressuscitant des personnages qui campent avec une
liberté superbe à la jointure de l'Orient et de l'Occident, Le Tarbouche nous restitue le charme troublant d'une époque disparue. Une
douceur des choses, un raffinement exquis s'y mĂȘlent au tragique d'une Histoire pleine de bruit et de fureur. On y croise le roi Farouk au
volant d'une voiture de sport, la tante Maguy qui collectionne les amants et fascine ses jeunes neveux, l'oncle usurier porté sur la bonne
chĂšre, l'Ă©trange Edouard obsĂ©dĂ© par la dĂ©mographie au point de compter lui-mĂȘme les habitants du Caire, tant et tant d'autres. La figure de
Georges Batrakani, le fabricant de tarbouches, le patriarche, tonitruant, tyrannique et généreux, domine l'ensemble.
Le Tarbouche procĂšde de cette littĂ©rature qui dĂ©payse et rend heureux,et dont on rĂȘve ensuite.
Un nouvel élÚve arrive à l'école de danse de Madame Adeline, et c'est un garçon.
Un prince pour le spectacle de fin d'année !
Les 9 petites ballerines rĂȘvent toutes de danser un pas de deux avec lui...
Entre les colombes et les vautours, ThérÚse, Pierrette et Simone, les trois fillettes inséparables de l'école des Saints-Anges, ouvrent
soudain les portes de la connaissance.
En quatre journĂ©es menĂ©es, au rythme d'une symphonie de Brahms, ces personnages rencontrent l'hostilitĂ© de mĂšre BenoĂźte-des-Anges, marĂątre et cruelle directrice, alors que vont bon train les prĂ©paratifs de la FĂȘte-Dieu. Ce roman entre ciel et terre, oĂč le mysticisme le dispute Ă l'hypocrisie et au mensonge, est le second tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Son action, toujours dans le MontrĂ©al prolĂ©taire de
1942, se situe un mois aprÚs les événements racontés dans La grosse femme d'à cÎté est enceinte.
Montréal, 1964. Ils sont là , les Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Jean-Pierre Ferland, Monique Leyrac, Clémence Desrochers, Claude
LĂ©veillĂ©e, avec leurs chansons qui parlent de l'hiver, du froid, de la nuit et de l'amour. Dans ce QuĂ©bec qui vit Ă l'Ăąge d'or des boĂźtes Ă
chansons, un jeune chanteur beatnik à la beauté du diable fait son apparition et connaßt un début de carriÚre fulgurant. Trente ans plus
tard, alcoolique et revenu de tout, il se souvient. Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes, c'est la durée non-stop du seul
disque qu'aura enregistré François Villeneuve. Dix chansons, dix drames, dix moments marquants dans la vie d'un homme tourmenté et déçu,
pour lequel l'auteur de La Nuit des princes charmants a une infinie tendresse. MĂȘlant fiction et rĂ©alitĂ©, Michel Tremblay signe ici un
magnifique roman, une méditation douce-amÚre sur les grandes espérances qui ne tiennent pas toujours leurs promesses.
La fin du monde
LâAbistan, immense empire, tire son nom du prophĂšte Abi, «dĂ©lĂ©gué» de Yölah sur terre. Son systĂšme est fondĂ© sur lâamnĂ©sie et la soumission
au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un systÚme de surveillance omniprésent permet de connaßtre les idées et les actes
déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposĂ©es. Il se lance dans une enquĂȘte sur lâexistence dâun peuple de renĂ©gats, qui
vit dans des ghettos, sans le recours de la religionâŠ
Boualem Sansal sâest imposĂ© comme une des voix majeures de la littĂ©rature contemporaine. Au fil dâun rĂ©cit dĂ©bridĂ©, plein dâinnocence
goguenarde, dâinventions cocasses ou inquiĂ©tantes, il sâinscrit dans la filiation dâOrwell pour brocarder les dĂ©rives et lâhypocrisie du
radicalisme religieux qui menace les démocraties.
Melchior Marmont voudrait bien ne pas mourir avant l'an 2000. Nous sommes au milieu des annĂ©es quatre-vingt et il est en bonne santĂ©, mĂȘme si la mort de sa femme l'a beaucoup diminuĂ©, mĂȘme s'il vient d'enterrer son frĂšre aĂźnĂ©. Il a longtemps Ă©tĂ© producteur de films, a connu beaucoup de gens cĂ©lĂšbres, et des tĂ©lĂ©visions le pressent de se raconter en public. Il hĂ©site. Il prĂ©fĂ©rerait publier ses MĂ©moires, en en confiant la rĂ©daction Ă son fils, poĂšte, qu'il a entretenu jusqu'Ă prĂ©sent. Etrange collaboration qui n'est pas sans rappeler le couple MĂ©phisto-Faust. Le jour de son anniversaire, Melchior surprend tout le monde en annulant la fĂȘte prĂ©vue par sa famille et annonce qu'il va tourner un film dont il sera scĂ©nariste, rĂ©alisateur et producteur : la DĂ©mence du boxeur. Le tournage sera trĂšs difficile, et sans Linda, une jeune actrice inconnue dont il veut faire une vedette, Melchior aurait-il eu la force de terminer, Ă quatre-vingt-cinq ans, son premier long mĂ©trage ? Plus tard, rĂ©fugiĂ© dans la maison oĂč il a passĂ© son enfance, un malaise lui fera connaĂźtre quarante-huit heures de ce qu'il appellera une extase. Il aura l'impression, ou l'illusion, de comprendre, enfin et pour toujours, ce que signifie le fait d'ĂȘtre vivant. Loin de l'adoucir ou de le faire basculer dans le mysticisme, cette "extase" le rend prĂȘt Ă affronter la suite et fin de sa vie dans le refus de tout. "Tu me parlais de Faust, dira-t-il Ă son fils, je ne veux pas finir comme lui, enlevĂ© au ciel par des anges sous une pluie de roses. Quelle indĂ©cence !"