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Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée
ensuite en pension, elle y reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle devient alors gouvernante pour le noble M. Rochester, dont elle tombe
bientôt amoureuse, mais les obstacles seront nombreux.
Le cahier rouge
«"Adolphe, me dit-elle, vous vous trompez sur vous-même ; vous êtes généreux, vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée ;
vous croyez avoir de l'amour, et vous n'avez que de la pitié." Pourquoi prononça-t-elle ces mots funestes ? Pourquoi me révéla-t-elle
un secret que je voulais ignorer ? Je m'efforçai de la rassurer, j'y parvins peut-être ; mais la vérité avait traversé mon âme ; le
mouvement était détruit ; ...et déjà il y avait en moi une pensée que de nouveau j'étais réduit à cacher.»
« Vous voyez, quelquefois je faisais des articles pour les journaux. De temps en temps j’écrivais pour le dehors, quand le dehors me
submergeait, quand il y avait des choses qui me rendaient folle, outside, dans la rue – ou que je n’avais rien de mieux à faire. Ça
arrivait. »
Outside rassemble une soixantaine de textes, suscités par des événements quotidiens, par l’actualité, écrits avec rapidité à la manière du
journaliste, articles « provoqués du dehors » faits avec plaisir, alimentaires parfois.
« Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée,
Mercédès, il est arrêté.
(SPOIL)
Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'If et attendra quatorze ans sa délivrance et sa vengeance. Elle sera terrible. Edmond
Dantès est devenu riche et titré.
Son vieux compagnon de cellule, l'abbé Faria, en lui révélant son secret, l'a fait comte de Monte-Cristo. Après sa spectaculaire évasion,
les fortunes se font et se défont au gré de son implacable volonté. Dumas raconte ces aventures extraordinaires avec génie, « Il lui a fallu
des excès de vie pour renouveler cet énorme foyer de vie », disait George Sand, admirative.
suivi de "Le neveu de Rameau"
Publié sans nom d'auteur, interdit il y a quelques années au cinéma, La Religieuse fait toujours scandale ; or, ce livre, disait Montherlant, « est à peine licencieux et n'est pas du tout frivole mais au contraire très grave ». Inspiré par une histoire vécue, Diderot imagine que la religieuse Suzanne Simonin raconte ses mésaventures en 1760. Spoliée de sa dot, elle séjourne dans trois couvents successifs. La première supérieure est cupide, la deuxième est ascétique, la troisième est d'une sensualité éperdue qui fait vivre tout le couvent en fête. Diderot décrit ce qui arrive lorsqu'on contredit « la pente générale de la nature ». « Je ne crois pas qu'on ait écrit une plus effroyable satire des couvents », disait-il. La Religieuse est aussi et surtout une chaleureuse apologie de la liberté individuelle.
Dans la cellule 203, ils sont quatre : Jacky Coutances a probablement tué trois de ses amoureuses ; Sergueï Kazmarek a rendu hémiplégique une jeune mariée ; Pierre-Marie Poupineau a un goût immodéré pour les petits enfants. Et Sébastien Biche, instituteur fragile, a, dans un moment d'épuisement et de folie, tué son bébé en lui cognant la tête contre la cheminée. Dans la 108, croupit Corinne Lemonnier, monstre femelle qui offrait ses neveux et ses nièces aux plaisirs sadiques de son amant. Jacky aime Corinne et Corinne aime Jacky. Ils ne se connaissent que par les mensonges amoureux qu'ils échangent en hurlant, chacun collé aux barreaux de leur fenêtre respective. Ainsi va la prison, entre crises d'amour et coups de démence, le ronronnant barnum de la cabane aux forcenés...
Zadig ou la Destinée - Le Monde comme il va Memmon ou la Sagesse humaine - Lettre d'un Turc sur les fakirs et sur son ami Bababec - Micromégas - Songe de Platon - Les Deux Consolés - Histoire des voyages de Scarmentado - Candide ou l'Optimisme - Histoire d'un bon bramin - Le Blanc et le Noir - Jeannot et Colin - Pot-pourri - Petite Digression - Aventure indienne - L'Ingénu - L'Homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Les Lettres d'Amabed - Le Taureau blanc - Le Crocheteur borgne - Eloge historique de la raison - Histoire de Jenni ou l'Athée et le Sage - Les oreilles du comte de Chesterfied et le chapelain Goudman - Aventure de la mémoire - Cosi-Sancta.
Le premier roman, inachevé, de l'auteur relève beaucoup plus du roman noir anglais du 18e siècle que des Voyages extraordinaires.
Le 12 mars 1839, un terrible accident se produit dans l'église Saint-Nicolas. La cloche s'effondre et, dans sa chute, provoque un carnage
parmi les fidèles. Le sonneur Joseph se trouve écrasé sous l'effondrement.
Il était l'ami de Jules Deguay, un jeune avocat, fils de rentier nantais, qui, dans la catastrophe, sauve Anna Deltour, la fille de
grotesques bourgeois.
Avec son ami, Michel Randeau, Jules, soupçonnant un crime, s'attache à suivre l'enquête. Il découvre alors d'étranges personnages: Abraxa,
une horrible sorcière, et son âme damnée Mordhomme, qui ont pris sous leur coupe un prêtre défroqué, Pierre Hervé, qui sort d'une famille de
pauvres paysans...
"Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance ; je ne l'ai jamais dissimulée à qui me l'a demandée, et il semble qu'en
tout temps Dieu ait récompensé ma franchise là-dessus; car je n'ai pas remarqué qu'en aucune occasion on en ait eu moins d'égard et moins
d'estime pour moi.
[...] " "Le récit de mes aventures ne sera pas inutile à ceux qui aiment à s'instruire. Voilà en partie ce qui fait que je les
donne; je cherche aussi à m'amuser moi-même."
Jean-pierre, le meunier, n'a pour tout bien que son moulin et son jardin potager. Mais jamais le vent ne fait tourner les ailes du moulin,
et jamais la pluie ne fait pousser les légumes du jardin... jusqu'à ce qu'une nuit, M. le Vent et Mme la Pluie viennent se
reposer dans la maison toute délabrée du meunier. Pour le remercier de son hospitalité, ils lui offrent deux objets magiques qui vont
susciter la jalousie du terrible seigneur du château...
"Dans son appartement parisien, Thérèse Desqueyroux s'apprête à affronter la solitude d'un samedi soir. Sa fille Marie, âgée de
dix-sept ans, qu'elle n'a pas vue depuis trois ans surgit de façon inopinée.
Marie, qui est partie sans prévenir sa famille, évoque avec ironie les difficultés financières des Desqueyroux : Bernard son père, et sa
grand-mère, subissent le contrecoup de la débâcle de la résine.
Puis elle exprime sa révolte par rapport à l'univers étouffant de son entourage et manifeste sa solidarité avec sa mère qui a su tout
quitter. "
Monsieur Godion et sa fille Claire explorent chaque jour les bois et les étangs environnants. Au bout de leurs jumelles, sous leurs pieds
c'est un défilé de plantes, de fruits sauvages et d'animaux qu'ils reconnaissent et protègent. Ils parlent peu pour mieux entendre les
oiseaux s'envoler ou plonger. Ils sont seuls, avec un petit orphelin, Léonard, quand ils distinguent entre les roseaux un homme nu qui jette
sa montre à l'eau. Respectueux de son isolement, ils s'éloignent sans bruit, mais le mystère s'épaissit lorsque l'inconnu, grièvement blessé
par des chasseurs, refuse de dire son nom. Le village se ligue contre lui: on doit avoir un nom, une adresse, un numéro de Sécurité sociale
même si on habite au cœur d'un roncier ! L'Homme des bois tient tête avec l'aide de Monsieur Godion et l'amour de Claire. Réfugié chez eux,
il pratique leurs rites, ceux de l'église verte; ils font le cidre, taillent le verger et sillonnent la forêt derrière les hardes de
chevreuils.
Cet anonymat heureux ne durera pas. La société n'aime pas que l'on sorte de son giron, elle a besoin, pour survivre, de numéroter son monde
et de bien l'encadrer. Les fugitifs sont toujours rattrapés.
Par cet hymne à la nature, Hervé Bazin donne envie de s'enfoncer dans la forêt pour en respirer les odeurs et vivre hors d'une société
espionne et tatillonne. Romancier de l'affrontement familial, Hervé Bazin est aussi celui de la sérénité retrouvée dans la nature.
Diderot a-t-il jamais eu la vocation de l'art ? Sous les habits du philosophe, l'esthéticien n'est pas en reste : théoricien du génie dans
L'Encyclopédie, critique d'art pour neuf Salons, féru de théâtre et de littérature, il laisse derrière lui une somme d'essais prolifique,
qui ne peut être écartée du reste de son oeuvre. Car l'esthétique, chez Diderot, c'est avant tout le goût du juste, l'expression de soi dans
le miroir du siècle, les formes singulières d'une idéologie... c'est l'art mis en acte.
Ce volume d' OEuvres esthétiques, édité par Paul Vernière, remet à l'honneur la part la moins connue des écrits de Diderot, et dans
laquelle, pourtant, il s'imposera au fil des siècles comme le plus grand novateur.
Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable « J’accuse »
contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche
sur l’espoir d’un monde nouveau lorsque le héros, Étienne Lantier, quittant la mine « en soldat raisonneur de la révolution, » sent naître
autour de lui une « armée noire, vengeresse… dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ». Germinal marque l’éveil du monde
du travail à la conscience de ses droits et c’est au cri sans cesse repris de « Germinal ! Germinal ! » que la délégation des mineurs de
Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris.
« Le roman est le soulèvement des salariés, le coup d'épaule donné à la société qui craque en un instant : en un mot, la lutte du capital et
du travail. C'est là qu'est l'importance du livre, je le veux prédisant l'avenir, posant la question qui sera la plus importante du
vingtième siècle » Zola à propos de Germinal.
En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l’auteur des Mémoires d’Hadrien, ne raconte
pas seulement le destin tragique d’un homme extraordinaire. C’est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son
âcre et brutale réalité ; un monde contraste où s’affrontent le Moyen Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde
dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison finira par le broyer.
L’œuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l’unanimité. Ce livre a été traduit en quinze langues.
Encore une fois, dans ce troisième volet du Labyrinthe du monde, le centre du récit est le personnage du père, Michel. Michel et sa mère, l'affreuse châtelaine du Mont-Noir ; Michel et ses amours : Fernande, Jeanne, dont l'inquiétant mari servira de modèle à Alexis, Liane, tant d'autres... " Confondue par le problème des dates de l'enfance, seule dans un paysage vide où tout semble tantôt très proche et tantôt lointain ", Marguerite Yourcenar, qui parle peu d'elle-même, laisse seulement deviner, derrière le portrait du père, sa silhouette de petite fille, puis d'adolescente. Et, derrière le fourmillement des passions, le chaos des impressions, derrière les désastres privés et historiques, ce qui constituera son monde, comme si elle nous tendait quelques clés de son oeuvre romanesque.
Ce roman évoque dans leur réalité la plus vivante, mais aussi dans leur secrète allégorie, quelques aspects particuliers de la Rome de l'an XI du fascisme. Il y a là une authentique peinture de certains milieux antifascistes de l'époque et du drame de leur révolte vouée à la clandestinité et à l'échec durant ces années où triomphait la dictature.
Loin du fracas de la Grande Guerre, sur les bords de la Marne, un adolescent et une très jeune femme adultère, dont le mari est au front, vont vivre une passion impossible, scandaleuse. Ecrit à dix-huit ans, parrainé par Jean Cocteau, Le Diable au corps est le premier roman et le chef-d'oeuvre de Raymond Radiguet, c'est aussi le dernier accès de fièvre du romantisme français. A sa sortie en 1923, son succès fut phénoménal ; aujourd'hui, c'est un classique.
Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son oncle Gabriel. Le Panthéon ou les Invalides, elle s'en contrefiche mais pas du métro. Quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures.
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la
solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des cœurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là.
Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs cœurs...
Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs
d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne
sont plus. C'est une vie qui se déroule...
Ils s'appelaient eux-mêmes les Hommes.
Ils étaient parvenus à cette extrémité de la terre - qui devait, bien plus tard, être nommée Terre de Feu -, au terme d'une si longue
migration qu'ils en avaient perdu la mémoire. Sans cesse poussés par de nouveaux envahisseurs, ils avaient traversé un continent et des
millénaires dans l'ignorance et la peur. Ils s'étaient établis là où, semblait-il, nul ne pouvait les rejoindre, tant sont cruels le ciel,
la terre et la mer dans cet enfer austral.
Ils furent peut-être un peuple ; ils ne furent plus que des clans, puis des familles. Un jour, et c'est demain, il n'y aura plus que Lafko -
Lafko, fils de Lafko, fils de Lafko depuis le fond des âges -, le dernier des Hommes, celui que nous voyons, à la première et à la dernière
page de ce livre, tenter de trouver dans la tempête la grève où il pourrait mourir, seul sous le regard de Dieu. Dans l'intervalle, depuis
le rêve de Henri le Navigateur et l'apparition des vaisseaux de Magellan, les Hommes, ces " sauvages ", ont regardé passer
l'Histoire et l'ont subie.
Demain, Lafko va se perdre dans la nuit. Qui se souvient des Hommes ? Jean Raspail, pour avoir rencontré l'un des derniers canots des
Alakalufs (tel est leur nom moderne), ne les a pas oubliés. Dans ce livre - que, faute de mieux, il qualifie de " roman ", mais "
épopée " ou " tragédie " seraient sans doute plus exacts -, il recrée le destin de ces êtres, nos frères, que les hommes qui
les virent hésitèrent à reconnaître comme des hommes. C'est une immense et terrible histoire.
Et c'est un livre comme il n'en existe pas aujourd'hui, et dont on sort transformé.
ou le Festin de Pierre
" Ciel offensé, lois violées, filles séduites, familles déshonorées, parents outragés, femmes mises à mal, maris poussés à bout ..." De Dom Juan on ne compte plus les outrages, Done Elvire, arrachée à son couvent, Charlotte, abusée à la veille de ses noces, Mathurine trahie... Débauché, libertin, impie, mais néanmoins séducteur, Don Juan vient à bout des situations les plus scabreuses. Reste l'ultime provocation, cette invitation à dîner lancée à la statue du Commandeur qu'il tua naguère. Défi relevé ! Le colosse le convie à son tour : un festin où rougeoient déjà les feux de l'enfer... Un festin de Pierre.
Textes en français facile
Qui ne connaît pas Gargantua ? Ne vous a-t-on jamais dit que vous aviez un appétit "gargantuesque" ? Si tel est le cas, soyez heureux. Car Gargantua est un personnage mythique de la littérature française du XVIe siècle. Créé par François Rabelais, Gargantua est un géant truculent dont le nom est passé dans le langage courant pour désigner son appétit énorme et insatiable. Rabelais écrit l'ouvrage en mêlant rêve et réalité. Sous forme de chroniques, on découvre avec plaisir les aventures comiques et magnifiques de Gargantua, de guerres en ripailles. Outre son esprit satirique, Rabelais montre ici un talent de conteur et de portraitiste. Ces pirouettes stylistiques lui permettent d'exprimer sa philosophie en toute liberté malgré la censure et les guerres de religion propres à l'époque de François Ier. Une philosophie faite d'épicurisme souriant et modéré.
XV - Le temps retrouvé
Extrait :
"Pendant nos promenades Gilberte me parlait de Robert comme se détournant d'elle, mais pour aller auprès d'autres femmes. Et il est
vrai que beaucoup encombraient sa vie, et comme certaines camaraderies masculines pour les hommes qui aiment les femmes, avec ce caractère
de défense inutilement faite et de place vainement usurpée qu'ont dans la plupart des maisons les objets qui ne peuvent servir à rien."
VII - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
XIV - Le temps retrouvé
Extrait :
"Pendant nos promenades Gilberte me parlait de Robert comme se détournant d'elle, mais pour aller auprès d'autres femmes. Et il est
vrai que beaucoup encombraient sa vie, et comme certaines camaraderies masculines pour les hommes qui aiment les femmes, avec ce caractère
de défense inutilement faite et de place vainement usurpée qu'ont dans la plupart des maisons les objets qui ne peuvent servir à rien."
VIII - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
Combray
Transporté dans le temps grâce à la "rencontre" d'un objet - la célèbre madeleine -, le narrateur se remémore son enfance dans la
maison familiale de Combray. Il revit ses angoisses, à l’heure du coucher... Il revoit cette société bourgeoise, avec ses codes étranges et
ses personnages hauts en couleur... Il retrouve la saveur des menus qui reflétaient le rythme des épisodes de la vie.
VI - Le côté de Guermantes
Le narrateur et sa famille déménagent dans l'hôtel de Guermantes, à Paris. Après un voyage à Doncières où il retrouve son ami Saint-Loup, le narrateur commence à fréquenter les salons dont celui de la marquise de Villeparisis. Cette vie désormais mondaine se voit renforcée par la disparition de sa grand-mère et l'absence de ses parents partis pour Combray.
L'étouffoir... Ce n'est pas seulement cette lande qui sent le pin brûlé. Maltaverne et ses deux mille hectares, ses papillons cloués à la résine des arbres... C'est aussi cette force obscure qui saisit les êtres, les incendies... Alain est l'héritier de ce domaine. Il aime Marie, du moins il la désire. Mais elle n'a pas de dot et, quand on s'appelle Alain Gajac, on ne se commet pas avec une employée de librairie. Madame Gajac, sa mère, ne rêve que stères de bois et bourgeoisie bien-pensante... Ses fantômes, qui les connaît ? Quant à Jeannette, cette innocente, elle est déjà fauchée avant même que d'être en fleur. Alain sait qu'on la lui destine. Il l'a surnommée " le pou "... Malaise, mal d'aimer... A Maltaverne, le drame couve, exacerbé par le ciel brûlant des Landes. Car tous, à commencer par cet adolescent d'autrefois, ont oublié une chose : vivre...
En 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et le désespoir, trois jeunes gens, Eric, Conrad et Sophie, jouent au jeu dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits, mensonges et érotisme les pousseront aux confins de la folie. Marguerite Yourcenar renouvelle le thème du triangle amoureux dans cette somptueuse et tragique histoire d'amour.
À bord du Narcissus, la croisière organisée en l'honneur de la diva Doriacci revêt des allures de drame amoureux. Des passions secrètes se tissent au sein de la cohorte de bourgeois réunis et rompent la tranquillité mondaine. Il y a Olga Lamouroux, starlette française, dernière protégée du cinéaste Simon Béjart ; la riche Edma Bautet-Lebrêche et son ennuyeux mari Armand ; Julien Peyrat, commissaire-priseur plein de charme ; le jeune Andréas Fayard, gigolo professionnel et, enfin, Éric Lethuillier, à la tête d'un journal « de gauche », accompagné par sa timide épouse Clarisse. Sous l'emprise de son mari, cette dernière tente vainement de dissimuler sa fragilité sous un maquillage outrancier. Elle est « la femme fardée » qui intrigue autant qu'elle émeut. Alors qu'Éric s'affiche publiquement en compagnie d'Olga, Clarisse succombe à la passion adultère dans les bras de Julien. La tension monte et les poses mondaines, insuffisantes à dissimuler les sentiments abjects, deviennent aussi tristes que burlesques. Scandés par des airs d'opéra, les masques tombent les uns après les autres, faisant retentir une seule question : l'orgueil bourgeois laisse-t-il une chance à l'amour ?
Le narrateur de ce récit – un mari qui surveille sa femme – est au centre de l'intrigue. Il reste d’ailleurs en scène de la première phrase à la dernière, quelquefois légèrement à l’écart d’un côté ou de l’autre, mais toujours au premier plan. Souvent même il s’y trouve seul. Ce personnage n’a pas de nom, pas de visage. Il est un vide au cœur du monde, un creux au milieu des objets. Mais, comme toute ligne part de lui ou s’y termine, ce creux finit par être lui-même aussi concret, aussi solide, sinon plus. L’autre point de résistance, c’est la femme du narrateur, A…, celle dont les yeux font se détourner le regard. Elle constitue l’autre pôle de l’aimant. La jalousie est une sorte de contrevent qui permet de regarder au-dehors et, pour certaines inclinaisons, du dehors vers l’intérieur ; mais, lorsque les lames sont closes, on ne voit plus rien, dans aucun sens. La jalousie est une passion pour qui rien jamais ne s’efface : chaque vision, même la plus innocente, y demeure inscrite une fois pour toutes.
"Vipère au poing", c’est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, une femme
odieuse, qu’ils ont surnommée Folcoche.
Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d’Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d’emblée
parmi les écrivains contemporains les plus lus.
Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il rêve d’une ascension similaire à celle de Napoléon Bonaparte. Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rénal, et noue une relation interdite avec son épouse. Jusqu’au bout, Julien Sorel verra ses ambitions contrecarrées par ses sentiments, qui les conduiront à sa perte...
Ouvrage pessimiste, roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin
Pons nous présente un monde criminel, en haut comme en bas, du salon à la loge de concierge.
Au beau milieu de ce siècle sordide, Sylvain Pons prend rang parmi les martyrs ignorés dont La Comédie Humaine met en scène les souffrances
inconnues, les tortures infligées " aux âmes douces par les âmes dures, supplices auxquels succombent tant d'innocentes créatures
". Mais notre esthète angélique est également un gourmand ridicule et la farce s'immisce souvent dans le drame du pitoyable monomane ;
la dernière grande œuvre de Balzac est aussi un roman-feuilleton grotesque.
Pour un éditeur, retrouver le manuscrit oublié d'un écrivain aussi célèbre que Jules Verne s'apparente à la découverte, par un archéologue,
d'un site demeuré jusque-là caché.
C'est dans cet état d'esprit que nous avons la joie de publier ce Voyage à reculons en Angleterre et en Écosse, qui était resté dissimulé
dans la forêt des manuscrits de Jules Verne acquis par la ville de Nantes.
En 1859, Jules Verne a trente et un ans de rêve de voyages... Une occasion s'offre à lui de visiter l'Angleterre et l'Écosse avec un ami.
Jules Verne la saisit avec enthousiasme. Partis de Nantes et débarqés à Liverpool après être passés par Bordeaux (ce qui, d'abord, les
éloigna du but, d'où le voyage "à reculons"), nos deux héros vont découvrir notamment Edimbourg, Glasgow et Londres.
L'auteur, qui consigne ses remarques et ses impressions, nous brosse un tableau saisissant de vérité. Cela deviendra le Voyage à reculons en
Angleterre et en Écosse, récit romanesque écrit avec une belle malice, une ironie toute moderne et qui sait jouer avec les mots français ou
anglais. Le style est vif, rapide, plein d'images ingénieuses, de détails vrais, de rapprochements inattendus. L'appétit, la volupté même du
tourisme sont quelques-uns des ressorts de ce livre totalement inédit, prélude aux Voyages extraordinaires, dans lequel Jules Verne
s'affirme déja maître de son écriture et de son génie.
On l'imagine un sabre entre les dents... Il le porte à la ceinture et arbore un turban qui le range du côté des rebelles tchétchènes. C'est Hadji Mourad ! Dans les hautes montagnes du Caucase, la révolte gronde. L'émir Chamil prêche la guerre sainte. Au nom de l'Islam, il rassemble les populations insoumises. Offensé par le chef religieux, Hadji Mourad le trahit alors qu'il s'est d'abord rallié à lui. Contre l'intégrisme, il cherche alliance auprès de l'occupant russe qui le rejette. Pris entre deux feux, que lui reste-t-il sinon l'honneur et une fin tragique ? Pourtant, Hadji Mourad croit encore en son étoile... Nous sommes en 1850. La Tchétchénie déjà se rebelle...
Prix Nobel de la Littérature 1905
Pétri de culture latine, "Quo Vadis ?" fascine, parce qu'il conjugue apologie du christianisme et érotisme diffus, fresques
grandioses et détails cocasses. L'action se déroule à Rome, en 64 après J.-C. : dans la maison de Plautius, Vinicius, patricien romain,
s'éprend de la chrétienne Lygie. Le récit de leurs amours tourmentées nous plonge au cœur du règne de Néron, sombre figure du paganisme
décadent : il nous convie aux festins orgiaques organisés sur un immense radeau aux poutres dorées, autour duquel nagent de jeunes esclaves
déguisées en sirènes et en nymphes ; ou encore dans l'amphithéâtre romain, où les chrétiens sont sauvagement livrés aux chiens et aux lions
sous les yeux de la foule enivrée de sang... À propos de cette œuvre culte, qui valut à Sienkiewicz le prix Nobel de littérature en 1905,
Henry de Montherlant affirmait : " Je pèse bien mes mots avant de tracer ce que c'est en vérité dans "Quo Vadis ?" que j'ai
appris à écrire... "
1640 : un procès de sorcellerie. Un bûcher. Un complot. Louis XIII défaillant d'amour, de culpabilité et de haine devant son jeune et gracieux favori. Richelieu remontant le Rhône dans un bateau tapissé de velours cramoisi qui traîne derrière lui l'embarcation où Cinq-Mars et de Thou enchaînés sont conduits au supplice : leur mort signifiera la fin de la vieille noblesse écrasée par le pouvoir et la raison d'Etat. Dans la foulée de Walter Scott et en attendant Dumas, Cinq-Mars est le premier en date, le plus dramatique et sans doute le plus réussi des romans historiques français.
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte l'absurde à son paroxysme en l'incarnant matériellement.
Publié en 1919, cette nouvelle terrifiante, constitue une exploration des mécanismes du pouvoir et de ses rapports avec la Loi. L'auteur met en scène le mécanisme de la sanction pénale : le condamné est attaché à une machine conçue pour graver sur son corps le texte de loi auquel il a contrevenu. La gravure peut être plus ou moins longue et profonde, et aller jusqu'à la mort du condamné.
Les remparts de la légendaire cité de Troie sont les témoins des vengeances les plus sanglantes.
Guidés par les dieux, princes, rois et héros s'affrontent dans un conflit qui va durer une décennie : la guerre de Troie.
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An adaptation of Homer's Iliad, a Greek epic poem which relates the events of the last few days of the Trojan War, focusing on the
withdrawal of Achilles from the contest and the disastrous effects of this act on the Greek campaign.